Si les obligations environnementales les plus élémentaires ne sont pas respectées ailleurs, quelles garanties les riverains peuvent-ils avoir pour l’avenir ?
Déjà épinglée pour des manquements à la réglementation
AUTOUR DE LA CENTRALE D’ENROBAGE DE BOËN SUR LIGNON, DEUX VISIONS DU TERRITOIRE S’OPPOSENT
« Après 10 ans d’attente, la société Stal TP a débuté les travaux de construction d’une usine de production d’enrobage de matériaux routiers, et sur le même site, une usine de concassage. Au-delà des délais administratifs, les 10 ans d’attente de la société ne sont pas anodins, mais révèlent la forte contestation suscitée par ce projet, incarnée par l’association CESSE (comité environnement, santé, sécurité, éducation). Quand les uns promettent un potentiel de développement économique, les autres dénoncent un projet néfaste pour l’environnement et pour les habitants »
« L’opposition à ce projet est connue depuis qu’il est porté à la connaissance du public, il y a 8 ans. L’association CESSE (Comité environnement, santé, sécurité, éducation) alerte et tente de stopper ce qu’elle considère être un projet mortifère pour le territoire. Il faut dire que la zone d’activité de Champbayard est nichée entre un établissement scolaire, un EHPAD, et un “vaste amphithéâtre résidentiel et à 700 mètres d’une crèche”, comme l’explique l’association sur son site internet, ce qui fait craindre un risque pour la santé à cause des poussières, vapeurs et bruits qui pourraient émaner des usines. Le terrain d’implantation de la société Stal TP jouxte une zone humide, et se situe dans la zone qui alimente via l’écoulement des eaux de pluies l’étang Bailly, le premier de la chaîne des étangs du Forez. C’est ce qu’a révélé une étude réalisée par l’ingénieur géologue Paul Royal, expert près la cour d’appel de Lyon, à la demande de l’association CESSE »