Autoroute A69 : les rejets de composés CANCÉRIGÈNES d’une centrale d’enrobés DÉPASSENT le seuil autorisé DEPUIS DES MOIS
« Elles étaient déjà dans le viseur de nombreux habitants du secteur. Et ce nouvel épisode ne devrait pas aider à améliorer leur (mauvaise) réputation. Ce lundi 31 août, Atosca, le concessionnaire de l’autoroute A69, a fait l’objet d’une mise en demeure de la part de la préfecture du Tarn, consécutive à une non-conformité de l’activité de sa centrale de production d’enrobés installée dans la commune de Puylaurens, dans le Tarn »
« La problématique relevée par la préfecture dans son arrêté préfectoral ? Un volume de composés organiques volatils (COV) rejetés par cette installation « en sortie de cheminée », qui a été supérieur à plusieurs reprises au seuil autorisé, depuis sa mise en service au mois de novembre 2025 »
« Dans l’arrêté préfectoral actant cette mise en demeure, on apprend ainsi que le rejet de ces composés – aux propriétés cancérogènes, mutagènes ou repro-toxiques – a atteint 2,80 mg/Nm3 en novembre 2025, puis 3,41 mg/Nm3 en avril 2026 et enfin 5,71 mg/Nm3 le 30 juin 2026. Le seuil autorisé s’élevant quant à lui à 2 mg/Nm3 »
« Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 2 septembre, la préfecture du Tarn évoque également une nouvelle mesure effectuée en sortie de cheminée le mardi 25 août «avec des résultats non conformes sur deux des sept substances ou familles de substances à surveiller»
« Les services de l’État précisent aussi que cinq mesures en sortie de cheminée ont été effectuées (au lieu d’une seule prévue par la réglementation) et que quatre inspections de la centrale ont été réalisées en moins d’un an. Ce qui laisse ainsi entendre qu’une seule des mesures effectuées depuis la mise en service de la centrale a conclu à des rejets respectant le seuil autorisé »
« Au vu de ces éléments, le collectif exige donc l’arrêt immédiat des deux centrales d’enrobés assurant la production du bitume de l’autoroute A69. « Nous dénonçons la mise en danger de la vie des riverains par les services de l’État depuis près d’un an. En effet, comment imaginer que le préfet du Tarn et le responsable de la DREAL n’aient pas été mis au courant dès le début de ces dépassements répétés de la part d’ATOSCA ? Et pourquoi la préfecture met-elle en demeure ATOSCA seulement un mois avant l’ouverture annoncée officiellement de l’A69 pour des faits commis depuis presque un an ? Le préfet du Tarn et le responsable de la DREAL Occitanie savaient et doivent démissionner ! »
Et qu’en est-il des autres centrales qui sont beaucoup moins surveillées que celles de l’autoroute A69 ?
